Innamoramento (Lyrics)

L’amour naissant

Quel monde n’a pas connu le souffle
Du néant
Ressenti l’émoi devant les „Puissances
Du Dedans“, dis?
Quelle maison n’a jamais pleuré
Un enfant
Quel ange n’est tombé devant la beauté
Du couchant?, vois

Quel vertige s’empare de nos souffles
A présent
L’Anathème est lourd, les serments brûlants
C’est troublant, dis?
Quelle est celle qui ne s’est noyée
Dans ses larmes
L’océan a froid, ma vie comme la
Fille de Ryan

Tu es l’Amour Naissant
Gravé sur la pierre,
Stèle des Amants,
Vois comme c’est lourd, c’est lent
C’est un revolver, Père,
Trop puissant

Quelle Irlande voudrait oublier
Ses légendes
Je ressens l’émoi devant ses „Puissances
Du Dedans“, dis?
Quel frisson de m’anéantir
Dans son ventre
L’océan a froid, ma vie comme la
Fille de Ryan

Tu es l’Amour Naissant
Gravé sur la pierre,
Stèle des Amants,
Vois comme c’est lourd, c’est lent
C’est un revolver, Père,
Trop puissant

L’âme-stram-gram

En moi, en moi, toi que j’aime,
dis-moi, dis-moi, quand ca ne va pas,
il n’y a que ca qui nous gouverne,
dis-moi combien de fois
Partager mon ennui le plus Abyssal,
au premier venu qui trouvera ca banal

J’ouis tout ce que tu confesses,
et l’essaim scande l’ivresse
j’ouis tous ceux que tu condamnes,
t’éreintent, te font du charme :
c’est L’Âme-stram-gram,

En moi, en moi, toi que j’aime,
dis-moi, dis-moi, quand ca n’va pas,
il n’y a que ca qui nous gouverne,
dis-moi combien de fois
En moi, en moi, toi que j’aime,
dis-moi, dis-moi quand ca n’va pas,
immisce, et glisse l’abdomen
dans l’orifice à moi

Des absents, un Bourdon, une oreille amie,
confidences sur divan, on se psychanalyse
J’ouis tout ce que tu susurres,
et l’essaim bat la mesure,
j’ouis tes oedipes complexes,
et l’essaim se manifeste
c’est L’Âme-stram-gram,

Âme-stram-gram,
pique et pique et collégram,
bourre et bourre et ratatam,
âme-stram-gram,
pique dame,

Âme-stram-gram pique, pique-moi dans l’âme,
bourrée bourrée de noeuds mâles,
L’Âme-stram-gram pique dames

Pas le temps de vivre

Il est des heures, où
Les ombres se dissipent
La douleur se fige
Il est des heures, où
Quand l’être s’invincible
La lèpre s’incline
Mais

Si j’avais pu voir qu’un jour
Je serai qui tu hantes
Qu’il me faudrait là, ton souffle,
Pour vaincre l’incertitude
Ecrouer ma solitude

Il est des heures, où
Les notes se détachent
Les larmes s’effacent
Il est des heures, où
Quand la lune est si pâle
L’être se monacale
Mais
Je erre comme une lumière
Que le vent a éteinte
Mes nuits n’ont plus de paupières
Pour soulages une à une,
Mes peurs de n’être plus qu’une

Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre,
Aime moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivres
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire, de
N’avoir pas su trouver tes pas…

Il est des heures, où
Mes pensées sont si faibles
Un marbre sans veines
Il est des heures, où
L’on est plus de ce monde
L’ombre de son ombre
Dis
De quelle clef ai-je besoin
Pour rencontrer ton astre
Il me faudrait là, ta main,
Pour étreindre une à une
Mes peurs de n’être plus qu’une…

Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre,
Aime moi, entre en moi“
Dis-moi les mots qui rendent ivres
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire, de
N’avoir pas su trouver tes pas…

Dessine-moi un mouton

Quelle solitude
De mourir
Sans Certitude
D’être au moins
Une particule
De vie
Un point minuscule
Utile à quelqu’un

Quelle solitude
D’ignorer
Ce que les yeux
Ne peuvent pas voir
Le monde adulte
Isolé
Un monde abrupt
Et là, je broie du noir

Dessine-moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination
C’est ca
Dessine-moi un mouton
Redevenir l’enfant que nous étions
Dessine-moi un mouton
Le monde est triste sans imagination
C’est ca
Dessine-moi un mouton
Apprivoiser l’absurdité du monde

Quelle solitude
De se dire
Que la morsure
Du temps n’est rien
Le rêve est bulle
De vie
Un bien majuscule
Utile au chagrin

Déconfiture
Des pépins
Mais je veux croire
En l’au-delà

Et vire est dur
Toujours un choix
Mais je jure
Que le monde est à moi

Il est à moi…
Il est à moi…
Il est à moi…
Il est à moi… Le Monde

Dessine-moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination
C’est ca
Dessine-moi un mouton
Redevenir l’enfant que nous étions
Dessine-moi un mouton
Le monde est triste sans imagination
C’est ca
Dessine-moi un mouton
Apprivoiser l’absurdité du monde

Je te rends ton amour

M’extraire du cadre
Ma vie suspendue
Je rêvais mieux
Je voyais l’âtre
Tous ces inconnus
Toi parmi eux

Toile
Fibre qui suinte
Les meurtrissures
Tu voyais l’âme
Mais j’ai vu ta mains
Choisir Gauguin

Et je te rends ton amour
Redeviens les contours
Je te rends ton amour
C’est mon dernier recours
Je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Redeviens les contours
„La femme nue debout“

M’extraire du cadre
La vie étriquée
D’une écorchée
J’ai cru la fable
D’un mortel aimé
Tu m’as trompé

Toi
Tu m’as laissé
Le compromettre
Je serais „l’Unique“
Pour des milliers d’yeux
un nu de maître

Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le mien est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens les contours
De mon seul maître : Egon Shiele

Méfie-toi

Il m’a fallu l’impasse
Donner ma langue au chat
Pour contrer l’existence
I.A.O / I.A.O
Mon Q.I. est tenace
Ma patience : un état
Dompter les apparences
I.A.O / I.A.O
Les chemins sont multiples
Tout est question de choix
Au diable les proses brutales
Les colères homériques
Tout ca n’importe quoi
Il existe arme redoutable
I.A.O / I.A.O

Méfie-toi des Puissances
Méfie-toi de l’aisance
Au jeu du corps à corps
L’esprit est bien plus fort
Méfie-toi des Puissances
Des vierges sans défense
Leurs forces sont subtiles
La force est féminine
Et quand l’esprit, frappe
C’est un fouet qui, claque
Méfie-toi quand même
C’est la onzième, lame
Majeur est, l’arcane
Vierge Iconoclaste
Dieu, que l’icône est classe
5 – 4 – 3 – 2

Il m’a fallu l’épreuve
De : c’est chacun pour soi
Avaler des couleuvres
I.A.O / I.A.O
Mon karma est tenace
On est selon „Bouddha“
Héritier de nos actes
I.A.O / I.A.O
Les chemins sont multiples
Tout est question de choix
Et aux paroles mortifères
Mieux qu’une arithmétique
L’esprit fort est le roi
Il règne ainsi sur la matière
I.A.O / I.A.O

Méfie-toi des Puissances
Méfie-toi de l’aisance
Au jeu du corps à corps
L’esprit est bien plus fort
Méfie-toi des Puissances
Des vierges sans défense
Leurs forces sont subtiles
La force est féminine
Et quand l’esprit, frappe
C’est un fouet qui, claque
Méfie-toi quand même
C’est la onzième, lame
Majeur est, l’arcane
Vierge Iconoclaste
Dieu, que l’icône est classe

Innamoramento

Tout qui n’a pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j’ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s’il me faut tout recommencer

Toi qui n’as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j’ai
Dans le coeur un fil minuscule
Filament de Lune
Qui soutient là, un diamant qui s’use…
Mais qui aime

J’n’ai pas choisi de l’être
Mais c’est là, „l’Innamoramento“
L’amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c’est là, „l’Innamoramento“
Tout son être s’impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho

Toi qui n’a pas vu l’autre côté, de
Ma mémoires aux portes condamnées, j’ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu’il me faudra cesser…

Moi qui n’ai plus regardé le ciel, j’ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
l’inconnu a meurtri plus d’un coeur
Et son âme soeur
On l’espère, on l’attend, on la fuit même
Mais on aime

J’n’ai pas choisi de l’être
Mais c’est là, „l’Innamoramento“
L’amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c’est là, „l’Innamoramento“
Tout son être s’impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho

Optimitique-moi

„Je me fous de tes détresses
Comme de tout et du reste…“
C’est ca, le temps qui passe
„Je me fous de tes angoisses
elles m’ont nourrie mais me lassent…“
C’est ca, c’est le temps qui passe
„Je fais fi de tes „je t’aime“,
Ils sont des cris qui m’enchaînent…“
C’est ca l’amour
C’est quoi l’amour?
„Tu ne vis pas, c’est morbide“
En somme, je suis pathétique,
C’est ca l’amour
Papa n’était pas comme ca, quand…

Il disait tout bas
„Petit bouton de rose,
Aux pétales humides,
Un baiser je dépose“
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, quand j’ai froid
Je me dis, tout bat
Quand rien ne s’interpose,
Qu’aussitôt, tes câlins
Cessent toute ecchymose
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, reviens-moi…

„Tu te fous de mes ténèbres
Comme de tout, et comme du reste…“
C’est ca, le temps qui passe
„Fais fi des signes du ciel
Seuls les faits, sont ton bréviaire…“
C’est ca le temps qui passe
Tu dis : „assez des histoires
Ton passé est préhistoire…“
C’est ca l’amour
C’est quoi l’amour?
Crucifie-moi Ponce Pilate
Noie-toi dans l’eau écarlate
L’amour est loin
Papa était plus malin quand …

Il disait tout bas
„Petit bouton de rose,
Aux pétales humides,
Un baiser je dépose“
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, quand j’ai froid
Je me dis, tout bat
Quand rien ne s’interpose,
Qu’aussitôt, tes câlins
Cessent toute ecchymose
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, reviens-moi…

Serais-tu là

Chaque mot qu’on garde
Chaque geste qu’on n’a fait
Sont autant de larmes,
Qui invitent au regret

„Si j’avais su“ est trop tard,
Mâchoire d’une pierre tombale
Le „j’aurais dû“, dérisoire
Sans voix, et là… j’ai un peu froid…
A chaque fois je sens l’émoi

Si j’avais la foi du monde,
En cette seconde,
Serais-tu là?
Si j’avais renoncé au monde
Et que rien ne compte
Serais-tu là?
Si j’avais le choix : mourir
Pour t’entendre vivre
Serais-tu là?
Si j’avais le choix : souffrir
Sans même te le dire,
Serais-tu là?
Je serais là
Et toi en moi

Je voudrais être Opium
Me faire Narguilé
Particule d’Hélium
Partir toute en fumée

Quand je fais ce rêve étrange,
Et quand, pénétrant tes songes
Je deviens volute, poussière d’ange
Je songe, la faute est un poison qui ronge

Et l’âme
A mal
Balade, qui
Et l’âme
A mal
Balade qui fait mal

Si j’avais la foi du monde,
En cette seconde,
Serais-tu là?
Si j’avais renoncé au monde
Et que rien ne compte
Serais-tu là?
Si j’avais le choix : mourir
Pour t’entendre vivre
Serais-tu là?
Si j’avais le choix : souffrir
Sans même te le dire,
Serais-tu là?
Je serais là
Et toi en moi

Consentement

Je veux du „Vous“,
Parce-qu’entre nous, c’est lentement
C’est lent
Le songe est doux
Immensité des sentiments

A perdre haleine
Le „Vous“ me sied, le vôtre est plaine
Apôtre, j’aime
Quand le „Vous“ me fait un enfant

Je veux du „Vous“
Quand les dessous sont tutoiements
C’est lent
C’est à genoux
Que je vous vois lécher mon sang
C’est blanc
A qui la faute?
Si le „tu“ a tué la romance
Le „Vous“ si j’ose
Parce-qu’entre nous c’est lentement

Vous, où?
Et ce vol mène
Là, où c’est l’apesanteur
Vous, où?
deux voyelles s’aiment
Là, sous l’accord majeur
Vous, où?
Et ce vol mène
Là où, c’est l’apesanteur
Vous, où
A pas de loup, j’aime
Quand vous me faîtes peur

Je veux du „Vous“
Parce qu’entre nous c’est lentement
C’est lent
Le „Vous“ est vif
Le ventre gonfle de vos débordements

A qui la faute?
Le „Vous“ se fait suave et tendre
A vous dirais-je
Maman, que j’aime sa présence

Vous, où
Et ce vol mène
Là, où c’est l’apesanteur
Vous, où?
deux voyelles s’aiment
Là, sous l’accord majeur
Vous, où?
Et ce vol mène
Là où, c’est l’apesanteur
Vous, où
A pas de loup, j’aime
Quand vous me faîtes peur

Et si vieillir m’était conté

La nuit de ses doigts gantés
Image inachevée
Bientôt la Lune est pleine

La nuit de ses doigts si frêles
Sculpte l’aube et le ciel
Dieu, que cette femme est belle

La nuit de ses doigts de fée
A effleuré l’image
D’un bonheur de passage

Mais j’ai vu l’être emporté
Elle n’a pas su s’aimer
Le temps a fait ses ravages

Et si vieillir m’était conté
Serais-je là pour t’aimer
D’autres nuits s’achèvent et la vie
A tout donné tout repris…

La nuit de ses doigts de fer
A abîmé la chair
De sa rouille cruelle

Quand le temps a déposé
Son sourire familier
C’est un pas vers la poussière

Et si vieillir m’était conté
Serais-je là pour t’aimer
D’autres nuits s’achèvent et la vie
A tout donné tout repris…

Souviens-toi du jour

Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Quand la mémoire a oublié
Souviens-toi…

Souviens-toi que l’on peut tout donner
Souviens-toi que l’on peut tout briser
Et si c’est un Homme…
Si c’est un Homme
Lui parler d’amour à volonté
D’amour à volonté

Souviens-toi que l’on peut tout donner
Quand on veut, qu’on se rassemble
Souviens-toi qu’on peut tout briser
Les destins sont liés
Et si c’est un Homme…
Si c’est un Homme
Lui parler d’amour à volonté
D’amour à volonté

Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l’unissons
A l’Homme que nous serons…

Souviens-toi que le monde a changé
Au bruit des pas qui résonnent
Souviens-toi des jours désenchantés
Aux destins muets
Et si c’est un Homme…
Si c’est un Homme
Lui parler d’amour à volonté
D’amour à volonté

Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l’unissons
A l’Homme que nous serons…

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